dansmonsacdefille

19 octobre 2012

des cartons

dans mon sac il y a...

 

un déménagement. Virtuel. J'aime bien mon ici mais j'ai besoin d'un ailleurs. Besoin d'un cahier neuf, d'une nouvelle page, blanche et lisse...

je pars, là-bas...

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27 mars 2012

partir, revenir...

  Poser sa valise. Défaire les bagages. Rouvrir les volets. Remettre chaque chose à sa place. Reprendre ses habitudes. Retrouver ses amis. Son coin de fenêtre. Se souvenir du chemin parcouru. Retrouver l'envie de mettre des mots sur le quotidien. D'empiler les livres sur la table de nuit. De rayer des titres dans un carnet. D'aller lire chez les autres, leurs emotions.  Bref, reprendre sa plume, comme après un voyage et  comme si de rien n'était....

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13 juillet 2011

juste avant l'oubli

Aujourd'hui dans mon sac il y a...

 

miniature

Rassembler les mots comme des souvenirs. Se souvenir de ne pas oublier. Oublier d'hésiter. Hésiter à le partager. Partager quand même. Même si ce n'est pas très sérieux. Juste un petit jeu. Se laisser prendre au jeu?

 

Antigone m'avait tentée. Je me suis bien amusée...

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07 juin 2011

mai

aujourd'hui dans mon sac il y a...

Le mois de Mai...

*En mai, à Nantes, le passage Pommeraye.

*En Mai des anniversaires.

*En mai, un week-end au bord de la mer.

*En mai, une bague bleue et argent.

*En mai des albums photos.

*En mai, des soucis.

*En mai du soleil comme en juillet.

*En mai "le discours d'un roi".

*En mai, finalement et malgré tout,  on a à peu fait ce qu'il nous plaisait.

 

 

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11 mai 2011

eugenio de andrade

Aujourd'hui dans mon sac il y a...

 

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 Et c'est comme glisser au fond de son sac un éclat de soleil, un coin de ciel bleu, quelques minutes d'un été brûlant. Un coeur battant. La vie plus forte que tout. des souvenirs d'enfance contre des murs blancs. Du désir. Des nuits étoilées d'argent. Des regards émus. Des peaux qui se frôlent. Et en face de soi, la mer.

 " La mort n'a pas de prise quand on tient le soleil endormi dans ses bras"

  " Tu connaissais l'été à son odeur,

    le silence très ancien du mur, la fureur des cigales,

    tu inventais la lumière acidulée tombant à pic, l'ombre brève où le gamin s'était endormi, le brillant des épaules.

   c'est ce qui t'aveugle, le soleil de la peau".

 

   "J'inventerai le jour où avec toi et l'automne j'irai courir par le rues.

    La lumière que nous foulons est si parfaite qu'elle ne peut mourir, comme ne meurt l'éclat du regard qui t'a vu te dévêtir."

 

 " Je suis fidèle à la chaleur.

   J' aime ce genre d'été

   qui de loin vient mourir dans mes mains,

   et j'affirme que faire du mot

   la demeure du silence

   n'a pas d'autre raison".

 

  " Ce qui respire en toi ce sont les yeux,

    le bleu d'un soleil sans rides,

    les premières eaux de la caresse."

 

Eugenio de Andrade est un poète portugais contemporain, une figure majeure de la littérature portugaise. Ces mot datent des années 80. j'aurais voulu les lui emprunter tous. En recopier chaque vers. ils m'auront plongée dans un univers pur et tremblant, vibrant comme les ciels implacables d'été.

     " Le soir a secoué sa crinière,

       les enfants s'attardent aux miroirs,

       un ami commence dans l'été,

       au moment intime où il se dévêt de ses lumières".

 

       "t'effleurer la peau,

        le poignet ouvert

        au tranchant du regard.

 

         que cela soit

         la terre, le souffle

         du premier jour.

       

         rose inflammable, bouche de l'air."

     

  

 

 

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06 mai 2011

avril

Aujourd'hui dans mon sac il y a...

 

Avril...

 

* En avril il a fait beau comme en été.

* En avril on a beaucoup travaillé.

* en Avril il y a eu de jolis moments à Paris.

* En avril on a fait une fête d'anniversaire.

* En avril on est tombée amoureuse de Don Draper.

* En avril on a reçu de beaux livres dans sa boîte aux lettres.

* En avril on a mangé dehors.

* En avril des repas de famille.

* En avril des iris, des roses et des lilas.

* En avril la glycine.

* En avril même un brin de muguet.

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29 mars 2011

saveurs vagabondes

Aujourd'hui dans mon sac il y a...

 

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Partir en voyage. Aller d'un pays à l'autre. Savourer l'instant. Les milliers d'instants. Prendre des billets d'avion, embarquer sur des bateaux, louer des voitures, des maisons, des chambres d'hôtels, emprunter des taxis, des calèches, marcher sous des oliviers, à l'ombre de ruelles. l'Italie, le Portugal, la Grèce, l'Ecosse, la France, le Maroc. Des villes. Fez, Mantoue, Heraklion, Grenade, Evora, Lisbonne, Naples, Saint Sauveur en Puisaye... et partout prendre le temps, goûter, découvrir, s'aventurer, laisser une part au hasard, faire des rencontres, se souvenir de mots de Lorca ou de Colette. Apprendre des recettes, des noms de plantes ou de fleurs. Sortir des sentiers battus. Prendre le temps de se poser, d'appartenir pour quelques heures, quelques jours. Ne pas passer à côté de l'essentiel d'un moment partagé, d'un reflet sur la mer, d'une promenade sous les oliviers, d'une sieste sous un soleil de plomb. Se réjouir d'un jour de pluie.

Frances Mayes est professeur de littérature à l'université de San Francisco. Elle et son mari ont fait de la Toscane un port d'attache, leur  porte ouverte sur l'Europe et partage ses voyages. Ce livre est riche d'images, de saveurs, d'impressions, de reférences culturelles mais sans aucune prétention. Sa curiosité est exigeante mais communicative , son regard n'est jamais complaisant mais toujours respectueux. Il y a dans ces impressions de voyage de la chaleur, de la sympathie, des découvertes, des éclats de soleil, des statues qui sourient, des deceptions, des étonnements, des bruissements de vent sur des feuilles, la cacophonie des villes, des parfums d'épices.

A défaut de pouvoir soi-même s'offrir la liberté et le luxe d'un tel voyage on partage le sien en y retrouvant quelques souvenirs et en rêvant à de, peut-être, un jour, possibles destinations......

 

Frances Mayes a un blog, ici.

Elle est aussi l'auteur de nombreux autres ouvrages dont "Sous le soleil de Toscane" adapté pour le cinéma...

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17 mars 2011

Février

Aujourd'hui dans mon sac il y a....

 

Février....

 

*En février on a passé des examens médicaux.

*En février on a retrouvé de mauvais souvenirs.

*en février, finalement, cela n'a pas été si grave.

*En février on  a dansé.

*En février on a regardé une petite fille souffler ses 10 bougies.

*en février on a déssiné un grand soleil et du ciel bleu sur l'été prochain.

*En février on a lu le dernier tome de Murena.

*En février on a eu du travail.

*Et mars est déjà dévoré à moitié...

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18 février 2011

trésor

Aujourd'hui dans mon sac il y a...

Tresor

Et sa couverture est une promesse d'aventures, de rebondissements, des larmes, de baisers, de surprises et même de drames, ne vous y trompez pas!

Christine, jeune héroîne férue de romans de Barbara Cartland et de mathématiques, vit seule avec son père, éminent professeur d'histoire à la Sorbonne, sorte de professeur Tournesol, et par ailleurs détenteur de parchemins qui méneraient tout droit au trésor de Rennes-Le-Chateau. Il n'en faudra pas plus pour attiser la convoitise d'une jolie intrigante et de son séduisant complice, mais ce sera sans compter sur le fidèle Michel, secrétaire maladroit du professeur et amoureux transi de Christine.

Lucie Durbiano invente une histoire pour s'amuser avec ses personnages qui tombent amoureux et pas toujours des bonnes personnes ou rêvent simplement d'une vie meilleure dans les décors très réussis d'un Paris des années 50. Ils sont volontairement caricaturaux mais attachants, le trait est volontairement naîf mais frais, enlevé, coloré, finement observé.

L'ensemble ne se prend pas au sérieux et a le charme lisse et tendre des films de ces années là où les filles s'appelaient Christine ou Simone, s'habillaient comme BB,et utilisaient des mots un peu désuets aujourd'hui.

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Trésor faisait partie de la sélection officielle du Festival d'Angoulême 2009, ce n'ets pas le seul ouvrage de Lucie Durbiano et je suis bien curieuse de découvrir les autres!

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14 février 2011

14 février

  Aujourd'hui dans mon sac il y a...

    C'était un soir de Saint-Valentin et ce n'était pas du tout prévu comme cela.

    C'était une simple visite, un aller retour, la dernière formalité avant la date prévue, trois semaines plus tard.

   D'ailleurs, elle n'aurait même pas du avoir lieu ce jour-là cette visite, mais le lendemain. Mais le matin au téléphone, la voix très douce de la sage-femme avait demandé si on était d'accord pour avancer notre rendez-vous pour soulager sa collègue du lendemain si cela ne nous dérangeait pas bien sûr, et bien sûr on avait dit oui. parce que la voix douce, parce que la collègue débordée, parce que l'on espérait secrètement que tout s'accèlère.

C'était un jour d'hiver, lumineux et froid.

La visité s'était bien passée, à la fin la douce sage-femme avait dit " je fais un dernier contrôle et vous pourrez rentrer chez vous" et, à peine quelques secondes plus tard elle avait ajouté "mais le travail est commencé! je ne peux pas vous laisser partir comme ça!"

Au fond de soi, on s'était senti sourire.

Alors on s'était retrouvée dans une chambre avec juste notre sac à main et le tome 4 ou 5 de Fortune de France de Robert Merle pendant que le papa et le reste de la famille transportait des sacs mieux remplis et s'organisait autour d'un petit garçon de même pas deux ans qui s'interrogeait au telephone.

De temps en temps la sage-femme passait pour s'assurer que tout allait bien, que l'on ne sentait toujours rien.

Non, on ne sentait toujours rien. Oui, tout allait bien.

La nuit était tombée. les couloirs de la petite clinique étaient calmes. Un soir d'hiver.

La télévision diffusait le lac des cygnes. Pour une fois on allait pouvoir le regarder jusqu'au bout. Les pages de Robert Merle défilaient. La famille téléphonait. Demain, si rien ne s'était passé, on pourrait rentrer.

La sage-femme est revenue avant la fin du premier acte, un dernier controle et je vous laisse tranquille.

mais ce n'était pas prévu comme cela.

il était 21h30 ce soir-là. A la maison, le papa qui s'appretait à aller se coucher est revenu au plus vite sous la nuit, il est arrivé, essoufflé, étourdi, ému et à 22h15 elle était là, au creux de nos bras.

la sage femme a demandé " comment va t'elle s'appeler cette petite fille?"

et nous avons répondu en coeur "Charlotte".

derrière la fenêtre la lune brillait. Le sourire du midi qui nous réchauffait l'intérieur ne nous avait pas quitté.Le lac du cygnes n'aurait pas de fin et les dernières pages de Robert Merle attendraient.

Auprès d'elle, la nuit serait douce.

C'était un soir de saint-Valentin, ce n'était pas prévu comme cela, mais on n'en ferait jamais de plus beau.

Aujourd'hui Charlotte a 10 ans. Ce bébé qui ne pleurait jamais adore rire mais se fait toujours du souci pour quelqu'un ou quelque chose.

Elle rêve d'une maison très moderne, a des idées très arrêtées en matière de mode, apprend par coeur des répliques de films, laisse des petits mots sur nos oreillers, se dispute avec son frère,  n'a jamais faim mais adore grignoter, aimerait être avocate mais sûrement pas porter cette grande robe noire, aime l'histoire et chanter dans sa chambre, adore "emmenez-moi " d'Aznavour, les tubes des années 80 et ceux d'aujourd'hui aussi, les chats, sa bande de copines, ses cousines, la famille, essayer les chaussures à talon de sa maman, jouer à la poupée, faire du roller ou aller à la piscine avec son papa, Marylin depuis qu'elle a vu "certains l'aiment chaud". Elle rêve d'aller à New-York, et pense chaque jour à cette petit fille du bout du monde qui a son âge mais pas sa chance et à qui elle écrit pour qu'elle puisse aller à l'école et elle aussi, atteindre ses rêves.

Quelquefois elle fond en larmes et elle dit "j'ai trop de pitié maman, ça pèse trop lourd".

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  A quoi ressembleras-tu dans 10 ans ma petite Charlotte de la Saint-valentin?

Posté par bel gazou à 16:36 - Commentaires [13] - Permalien [#]