dansmonsacdefille

je vide mon sac!de tout ce qu'il rassemble,des petits objets et de l'imaginaire,ce qui me ressemble, me contient , me devoile sans en avoir l'air...

22 octobre 2007

suite et presque fin...

Scène IV

La nuit.Milla est couchée mais ne dort pas.Elle aime, dès que les jours s'etirent vers le debut de l'été,s'endormir sans baisser les volets.Les lumières de la ville s'invitent chez elle et elle flotte alors entre les ombres.

Ce soir il fait si chaud qu'on rêverait d'orage, de fontaines,de plongeons dans la mer, de se tenir debout, immobile ,sous une averse.

Milla retourne son oreiller et pose à nouveau son visage sur le coton frais.

Le voisin n'est pas venu ce soir.Il est rentré , comme d'habitude, a ouvert sa porte-fenêtre, comme d'habitude, puis il a reçu un appel, très long, et a refermé la fenêtre sur sa conversation.

Elle s'est apprêtée à s'installer malgré tout, a pris son livre et ses lunettes de soleil, puis a renoncé, sans bien savoir pourquoi.

Si elle voulait bien y reflechir, ces derniers temps, Milla  avait fait des choses assez inhabituelles.

-Refuser une invitation au restaurant avec ses plus proches amis à deux reprises.

-Se presser pour renter de la piscine au lieu de prendre son temps comme à l'habitude avec son amie S., pour être à l'heure habituelle sur le balcon mais sans le lui expliquer.

-Prendre volontairement son temps pour rentrer de la piscine et arriver légèrement en retard à l'heure du balcon.

-Acheter une robe un peu trop decolletée pour partir en week-end à la mer avec S.et T.

Mais ce soir là Milla ne pense pas à ces quelques détails, elle s'endort, bercée par la chaleur de fin juillet,les bruits de la ville et les lumières de la nuit.

Sur une chaise, sa robe neuve, prête à être étrennée.

Scène V

Elle lui raconte la mer, la route sous le soleil brûlant, la foule, un petit restaurant,la musique dans la voiture ,les embouteillages pour rentrer.

Il lui repond qu'elle lui a manqué.

Elle le prend comme un clin d'oeil et surtout pas au serieux car elle sait déjà qu'elle est touchée.Son coeur , sous la robe d'été, s'est brusquement accéléré, et elle s'applique à faire comme si de rien n'était.

Le menton légèrement baissé il lève vers elle son regard et l'enveloppe un instant de ce brun velouté.

Posté par bel gazou à 16:27 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

"Maman tu as été créée pour être aimée par tes enfants". Antoine

Posté par bel gazou à 11:26 - les jolis mots du jour... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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