dansmonsacdefille

je vide mon sac!de tout ce qu'il rassemble,des petits objets et de l'imaginaire,ce qui me ressemble, me contient , me devoile sans en avoir l'air...

30 novembre 2007

Aujourd'hui dans mon sac il y a....La petite danseuse de 14 ans de Degasarton125_327x410...Si je savais sculpter, si j'etais une sculpture, si dans une autre vie j'avais été modèle j'aurais aimé être cette danseuse...on croirait qu'elle respire,qu'elle va bouger à l'instant même, le mouvement est parfait, le tutu de tulle veritable ce qui lui donne un aspect encore plus réaliste et depuis longtemps je l'admire sans m'en lasser alors que ça fait bien longtemps que je ne danse plus....

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" J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en liberer". Michel-Ange

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28 novembre 2007

enfin!!!!

Aujourd'hui dans mon sac il yy a....:

Vieux jean.pinceaux.papier peint en rouleaux.enlever les meubles, les tableaux.les rideaux.changer les couleurs.chocolat au lait, ivoire.aen arrachant la tapisserie trouver un petit mot laissé il y a dix ans "17 juin 1997 , dejà un mois de mariage, on tapisse, il fait très beau".en ecrire de nouveaux , avec les enfants.repeindre la table basse, la petite bibliothèque.changer la disposition des meubles.peinture sur les mains.impatience.musique à la radio.On trouvera un enouvelle lampe, un nouveau tapis.de l'huile de coude.on refait le salon!

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27 novembre 2007

"La vie n'est qu'un songe mais je t'en prie ne me reveille pas! " Proverbe Yiddish.

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26 novembre 2007

route de nuit

Aujourd'hui dans mon sac il y a....

on fera la route de nuit.

On s'installera dans la voiture au chaud dans nos manteaux d'hiver , emmitouflés dans la pénombre avec comme seule lumière celle des cadrans du tableaux de bord.On reparlera un peu de la journée, du delicieux repas,des projets pour le reveillon, de ce que l'on fera demain.Les enfants raconteront leurs journée avec leurs cousines, puis ils se taieront sur la nuit et demanderont plusieurs fois: "on est encore loin?".

On traversera des villes, des villages,des passants se presseront pour rentrer diner,et derrière des fenêtres allumées on volera des fragments de vies,on apercevra des tableaux sur les murs,une famille attablée, un écran de television,on asistera à des dizaines de petits dimanches qui se terminent en même temps...

Enfant, j'adorais ces trajets dans la nuit, je decouvrais dans mes poches des bonbons cachés là par ma grand-mère, la conversation de mes parents nous parvenait assourdie et on finissait toujours par s'endormir, et même s'il etait très desagreable de se reveiller devant la porte du garage et de devoir sortir de cette douce torpeur , ces souvenirs demeurent parmis les plus precieux.

Ce soir j'en ai ajouté un à une liste déjà longue, à quand le prochain?

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"il fait un froid de canaille!" Charlotte ,6ans 1/2, hier matin.

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24 novembre 2007

suite

Aujourd'hui dans mon sac il y a...

"Et puis cela s'était imposé comme une évidence:Ils étaient entrés dans sa vie et n'en ressortiraient plus.

Toute la journée elle avait servi les clients du magasin, noté des commandes, sourit, répondu à des "bonjour", souhaité des "bonne journée!", livré un paquet, sans que jamais l'image volée à la vitrine le matin ne la quitte.

En apparence elle était en tous points semblable au jour precedent,et même les habitués de la boutique n'y voyaient aucune difference, mais elle, elle savait.Elle sentait un soupçon de chaleur supplementaire lui recouvrir le coeur, elle savourait un petit supplement de joie qui suffisait à pailleter le jour et à alleger les heures.La vie était une coupe de champagne, fraîche et petillante.  Elle s'était décidée sans hesitation: elle rentrerait le soir même avec les souliers noirs chez elle et cette simple idée ressemblait à une fête et un monde entier de rêves en découlait.

Elle gardait dans une boîte de fer, quelques economies patiemment amassées  qu'elle destinait à des affaires serieuses ,à se proteger du temps, à entrer dans une vie d'adulte et de femme mariée avec un semblant de liberté en plus.Elle n'imaginait pas encore avec précision à quelles depenses elles seraient employées, mais se mêlaient confusement dans son esprit des images de piles de draps neufs, de nappe brodée, de tablier d'enfant et de repas du dimanche.Et aujourd'hui, alors que l'automne brûlait les feuilles de l'avenue, elle s'appretait à jeter un sort à ces sages projets pour une futilité, un caprice d'enfant, un coup de tête , une petite folie, une paire de souliers neufs.

elle quitta la boutique à l'heure pile, salua joyeusement tout le monde et , gardant precieusement son secret se dirigea tout droit vers sa petite chambre,  dans la chambre l' armoire,dans l'armoire  la boîte en fer et revint, presque essouflée à la boutique du coin de la rue.

à suivre...

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23 novembre 2007

"Nous étions au début d'adorables années et la terre nous aimait un peu je me souviens." R.Char

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21 novembre 2007

Les fuschias sous l'averse froide

plient leurs branches fanées

l'automne coule sur le jardin.

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20 novembre 2007

les souliers noirs

Des années plus tard, elle n'avait rien oublié.Chaque detail lui rechauffait la mémoire et c'était comme approcher en hiver, ses mains froides d'un feu brûlant.Elle ouvrait la boîte jaunie par les années et tout recommençait :l'automne 1925,l'avenue bordée de platanes,les feuilles jaunes, le ciel de plomb.

et c'était comme s'ils brillaient à nouveau dans la vitrine, ils luisaient de tout leur satin tendu , tournés vers elle comme un sourire.deux petits souliers noirs, des souliers noirs à talons. Son regard parcourait la vitrine mais revenait inlassablement à son point de depart, aimanté par ces deux souliers noirs, leurs trois petites brides dentelées, les trois boutons de nacre à chaque extrémité. Si elle avait su dessiner les souliers parfaits, elle les aurait dessinés exactement ainsi, mais elle ne savait pas.Elle n'avait jamais essayé et du reste elle ne connaissait personnne qui sache dessiner et encore moins de semblables souliers, si fins et si gracieux.

Elle avait déjà vu des jeunes femmes porter de telles chaussures,lors de ceremonies ou lorsqu'elle allait faire des livraisons dans des quartiers chics,mais c'etait dans un autre monde et pour d'autres vies que la sienne.Des vies dans lesquelles les femmes portaient des jupes juste au-dessus du genou,se coupaient les cheveux et apprennaient à conduire des automobiles.Elle n'en demandait pas tant, amis il lui semblait confusement qu'avec de telles chaussures à ses pieds sa vie entière pourrait en être changée.

En redressant la tête elle se trouva face à son reflet dans la vitre: sa silhouette grise, le chapeau, le chignon sous le chapeau , et elle baisse les yeux sa jupe longue , ses botillons lacés.

Ce n'est pas elle que ces souliers attendent, vite elle va être en retard au travail.

à suivre....

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