19 mai 2008
un monde sans pitié
Aujourd'hui dans mon sac il y a.....
Les années 90, un titre qui colle plus que jamais à la vie d'aujourd'hui, des scènes vues et revues, l'envie de les revoir encore : la nuit sur un balcon, Mireille Perrier prepare un thé dans une cuisine un soir de fête,ses tenues, Hipolyte Girardot, sa mèche sur le front, son charme ,ses verités, le soleil d'hiver sur le Luxembourg, Yvan Attal en bon copain. Hyppo traine son desenchantement dans Paris en vivant de l'air du temps et de debrouille ce qui ne le rend pas si heureux , il tombe amoureux de Nathalie normalienne, aux antipodes de ce qu'il est mais l'amour est la seule chose en laquelle il veuille encore croire....J'ai adoré les retrouver tels que dans mon souvenir de ces années-là.Mais pourquoi ne voit-on pas plus Mireille Perrier?
18 mai 2008
L'elegance du hérisson
Aujourd'hui dans mon sac il y a...
....Vous l'avez toutes lu, et depuis si longtemps que je n'ai pas cherché assez longtemps pour retrouver vos billets, il était sous une pile, et son tour est venu....L'histoire vous la connaissez donc, Renée la concierge erudite, Paloma la petite fille surdouée pas si petite que ça, et Kakuro Ozu le très délicat locataire japonais. Vous savez que c'est lui qui aidera les deux premières à trouver leur place, à se defaire de leurs carcans ,à ne plus redouter les sentiments et à se montrer telles qu'au plus profond d'elles-mêmes. C'est une belle idée, c'est un joli conte dont la fin m'a surprise car les contes généralement ne se terminent pas ainsi et pourtant il n'y avait sans doute pas d'autre fin possible. c'est une belle idée mais je n'y ai pas tellement crû finalement . Oui, j'avoue je l'ai trouvée un peu artificielle cette mise en scène et un peu trop bavarde aussi .Pourtant j'ai bien fait d'avancer , d'aller jusqu'au bout car dans les derniers chapitres il m'a semblé que les personnages prenaient enfin une vraie dimension humaine,pétrie de tendre maladresse, que je pouvais m'attacher un peu et que j'aimerais garder quelques belles images, des mots qui allaient si bien ensemble et disaient plus que des pages entières.Mais c'était déjà presque la fin....
"Je me mets à pleurer doucement, lentement, avec dans la poitrine un camélia fremissant".
L'avis d'antigone, et chez Antigone de beaucoup d'entre vous encore....
"La vie est une bougie dans le vent" proverbe Japonais
17 mai 2008
Aujourd'hui dans mon sac il y a...
petite fabrique à histoires
Aujourd'hui dans mon sac il y a....
...Charlotte depuis quelques jours ramène chaque soir un livre choisi dans sa classe , dans une grande malle. chaque enfant en fait autant avec la consigne de le lire et de le ramener le jour suivant puis de remplir à son sujet une petite fiche d'appréciation.Le premier soir j'ecoutai d'une oreille distraite une histoire d'ogre très banale , rien de bien attirant.Mais hier soir, dans son cartable il y avait: "ma petite fabrique à histoires" et il en fut tout autrement.Ce livre dont chaque page est divisé en quatre feuillets distincts et mobiles permet, en melangeant des bouts de phrase à l'infini d'ecrire de petits poèmes ou de petites histoires.Commencé juste avant le repas , le jeu s'est poursuivi sur mon lit, tous ensemble alors qu'on ecoutait tomber la pluie et voici ce que ça a donné:
les enfants aimeraient beaucoup qu'on l'achète pour l'avoir à la maison, mille fois d'accord!
15 mai 2008
Aujourd'hui dans mon sac il y a....
" Elle avait fait de cet endroit son bout du monde, du moins c'était ainsi que je la voyais.La langue qu'on y parlait n'était pas celle de son enfance, les contours de la ville n'étaient pas semblables à ceux des villes qu'elles avaient autrefois connues,le soleil y semblait plus proche de la terre et un ocean mêlé de vert et de bleu prolongeait cette grâce à l'infini.Pourtant elle n'y était que de passage, du moins, c'était l'impression qu'elle me donnait.
La première semaine,elle et son fils s'étaient installés dans cet hôtel du centre ville dont le slourdes persiennes fermées les protégeaient de la chaleur moite d ejuillet et les isolaient du bruit de la rue. Ils se senatient , dans ce mobilier imposant et presque exotique, un peu à l'ecart du monde et même de leurs propres vies. De temps à autre, une légère brise faisait ondoyer les voilages et leur apportait un peu d'air frais, ils fermaient alors les yeux et ne pensaient plus à rien qu'à cette fraîcheur sur leurs paupières clauses.pour le dejeuner ils descendaient dans la vaste salle à manger où ils contemplaient avec gravité, peint sur le mur, le vol arrêté d'oiseaux multicolores.C'est là que je les aperçus pour la première fois , tout en servant les clients de la table voisine et en faisant mille invisibles efforts pour détacher mon regard de leurs silhouettes.Mon amie Laura, qui faisait leur chambre chaque matin , m' apprit juste après le dessert qu'une large carte du monde et d'autres plus petites et plus détaillées étaient toujours ouvertes, étalées sur la moquette.Elle prenait, me dit-elle, toujours grand soin de les remettre à leur place exacte une fois la chambre faite.Elle ajouta que chaque soir ils se rendaient à la gare d'où ils revenaient toujours seuls et que cette mysterieuse jeune femme brune s'appelait Irène.
Les jours suivants et presque malgré moi je me surpris à les observer. Irène portait toujours son foulard, la plupart du temps noué sous le menton.Elle enlevait rarement ses lunettes de soleil mais les relevait en serre-tête lorsqu'ils entraient dans un café où ils commandaient des boissons colorées .Ils restaient longtemps presque sans parler, perdus dans le brouhaha général, isolés en eux-mêmes, comme spectateurs d'une fête à laquelle ils ne participaient pas.En les observant avec attention on devinait que quelque chose pesait sur eux qui leur ôtait toute insouciance, une inquiètude sourde qui se mariait mal à cette ville noyée de soleil.Parfois, à l'heure de midi, ils se rendaient au bord du fleuve qui les retenait,silencieux et émus, de longues minutes sous le jour.
Le soir, en rentrant à l'hôtel Irène demandait si une lettre était arrivée pour elle, ou un appel telephonique mais la réponse était invariablement négative, une ombre passait alors imperceptiblement sur son visage tandis qu'elle remerciait le receptioniste d'une voix feutrée, et se dirigeait alors vers l'escalier en denouant son foulard d'un geste lent.Le plus souvent l'enfant la precedait en faisant tinter lers clés mais il lui arrivait aussi de la suivre, un peu triste. Dans l'escalier,parvenu à sa hauteur, il prenait sa main dans la sienne.Ils dînaient dans leur chambre sur la lourde table noire ou trainaient toujours des dessins que le petit garçon faisait en attendant la nuit.Sur de larges feuilles blanches, au moyen de crayon de couleurs qui devenaient pour lui les fleurs respirées dans la journée,le vert d'un arbre dont il avait cherché l'ombre, le bleu d'un mur, la fraîcheur d'une fontaine , les cheveux de sa mère dont il faisait des portraits.Pour rendre la couleur de ses yeux il utilisait deux crayons dont il mêlait les teintes verte et grise et la nuit tombait sur leur secret.
14 mai 2008
Aujourd'hui dans mon sac il y a...Des orages d'été comme celui d'hier soir et même du jour d'avant...
13 mai 2008
capturer le soleil
Aujourd'hui dans mon sac il y a....
"L'homme a ce choix: laisser entrer la lumière ou garder les volets fermés" Henry Miller
11 mai 2008
dernière minute!
Ce soir dans mon sac il ya .....Vous vous souvenez peut-être de ce tableau dont l'auteur restait inconnu?....
eh bien Maryse a résolu le mystère: il s'agit de Franck Cadogan Cowper, un pré-raphaëlite et le tableau s'intitule Vanity.....Merci Maryse pour ta perseverance......
manger dehors
Aujourd'hui dans mon sac il y a
On mangerait dehors. On ressortirait les sandales de l'été dernier. On aurait le temps, l'air serait tiède , il ferait bruisser les bambous et sentirait les grillades.On se moquerait bien des guêpes , on observerait le ballet des fourmis. On prendrait le dessert sur les chaises-longues, lentement. On dirait "on n'entend rien..." , "j'ai l'impression qu'il y aura des cerises cette année!" et "t'as vu les fraises? ". Il y aurait des rires sous les chapeaux, on chercherait partout les lunettes de soleil .On irait chercher un livre. On fermerait à demi les yeux. Ce serait dimanche quelquepart en mai et le temps s'arrêterait....
























