30 juin 2008
joli dimanche
Etre malheureux, on sait. On a connu des nuits blanches, des larmes, des maux de ventre, des coeurs retournés, des questions sans fin, des vides plus pesants que des pierres.On se souvient.On n'oubliera pas. Mais comment fait-on pour être heureux, pour vivre l'instant sans en perdre une goutte , pour ne pas avoir à penser un jour, j'aurais du en profiter davantage. On rit, on se sent leger, on fait des petits cadeaux, on detaille les visages aimés pour se les graver sur les souvenirs , on prend une main, un bras, on se remplit de cette tièdeur tendre , on dit "tu te souviens quand on venait ici faire du vélo? ", "quand j'etais petite tu vois on appelait cette maison la maison de Blanche-Neige" , on ecoute en riant de vieilles histoires de famille qu'on connait par coeur , on echange des livres, on reprend de la tarte aux pommes et quelquefois on s'arrête,on laisse les autres marcher quelques pas devant soi juste pour le plaisir de les regarder et on pense au plus profond de soi "il faut que je garde cette image, ce moment ", mais est-ce ainsi qu'il faut faire pour profiter, est-ce suffisant? En rentrant le soir après diner, on a encore devant soi un joli bout de soirée mais on sent comme une mélancolie, comme à chaque fois, une mélancolie qui s'inquiète et qui espère, une mélancolie qui voudrait encore une ribambelle de dimanches exactement comme celui-là....
(sur ces photos petite pensée pour LOLO B qui sait pourquoi...)
28 juin 2008
Aujourd'hui dans mon sac il y a...
24 juin 2008
framboise
Aujourd'hui dans mon sac il y a...
23 juin 2008
L'argent de poche
Aujourd'hui dans mon sac il y a...
C'est 1974 , une petite ecole dans le Puy-de-Dôme , pas encore mixte mais semblable à des centaines d'autres.C'est le temps des cols roulés verts, ou orange , des ouvreuses dans les cinémas, des coupes de cheveux comme sur nos photos de classe, des instituteurs en blouse( très attachant Jean-François Stevenin). Mais ce n'est pas tellement different d'aujourd'hui car les enfants eux ne sont pas si differents de ceux d'aujourd'hui. Il y a ceux qui sont heureux , ceux qui le sont moins, la tendresse et la violence, l'injustice de la vie et la cour de récré.Les petits malins, les debrouillards, ceux qui n'ont pas le choix, les appliqués .Et les dimanches , les colonies de vacances,les histoires de toto, les filles, l'eternelle histoire recommencée.Et comme c'est Truffaut qui est derrière la caméra le regard est tendre , plein d'humanité et sans complaisance , sans mièvrerie mais avec humour et poésie aussi. Les enfants ont adoré :"c'etait vraiment comme ça à votre époque?", eh oui, c'etait comme ça, mais c'est bien un peu comme ça aujourd'hui aussi, regardez bien autour de vous...
22 juin 2008
première soirée d'été...............
Aujourd'hui dans mon sac il y a....
Le premier jour d'été...Des cris dans la piscine, le bleu sous le soleil,le vert de la pelouse, les sandalettes, déjeuner dehors, abandonner son pull sur le dossier d'une chaise, deplier la chaise longue, s'installer avec son livre mais ne pas pouvoir lire deux lignes d'affilée sans être interrompue. Les enfants crient, il est question de requins imaginaires, ils oublient l'hiver , on mange des glaces...Plus tard ce soir, après diner on partira à la fête foraine avec les voisins ,on choisit son manège , un tir à la carabine. il n'y aura plus de gauffres , on prendra des chichis, et de la barbapapa .Et tout au bord de la nuit , sous le ciel noir, tous ensemble on ecoutera eclater cent fois les etoiles.C'est l'été, le temps ne compte pas, c'est délicieux.....
18 juin 2008
16 juin 2008
fête de famille
Aujourd'hui dans mon sac il y a ....
Te souviendras-tu de cette journée?
Te souviendras-tu que malgré juin la pluie menaçait? Que les filles de la famille avaient finalemnt renoncé aux sandalettes pour des ballerines? Te souviendras-tu que malheureusement tes parrains et marraine n'avaient pu venir? Te souviendras-tu des tes grands parents affectueusement réunis? Te souviendras-tu qu'à l'issue de la ceremonie tu m'as dit "finalement tu sais j'ai été ému quand même"? Te souviendras-tu de ta joie en ouvrant tes cadeaux et que tu nous a remercié dix fois, presque embarrassé par ta surprise? Te souviendras-tu que tu voulais donner une partie de l' argent reçu à ta soeur pour qu'elle puisse s'offrir un cadeau aussi? Du repas préparé avec tout notre amour, de la pièce montée par papa et moi, très tôt le matin comme nous l'avions fait pour ton baptême? Te souviendras-tu d'avoir essayé de jouer aux palets sans grand succès et d'en avoir été dépité? Et est-ce que tu te souviendras que je t'ai dit que je trouve que tu grandis beaucoup en ce moment, que j'en ai eu les larmes aux yeux de te voir près de papa à qui tu ressembles tellement dans l'eglise, d'entendre ton nom, puis ta voix, de te regarder de loin....Tu oublieras sûrement , mais j'espère que tu sauras garder l'essentiel....
11 juin 2008
Tchekhov
Aujourd'hui dans mon sac il y a....
....Il a un regard un peu melancolique Tchekhov sur cette photo , la fin de son encore jeune vie approche, il le sait sans doute même s'il a longtemps , lui le medecin , refusé d'admettre que la tuberculose le rongeait. Il a le regard de ses personnages , de Treplev, d'Oncle Vania et des autres, un regard qui oscille entre la souffrance et la joie. Et derrière ses yeux les paradoxes d'un être attachant , qui a commencé à ecrire dans le seul but d' aider sa famille a sortir de problèmes financiers sans fin mais sans y croire et puis comme artistes il y avait déjà ses deux frères ainés qui noyaient leur mal de vivre dans l'alcool , qui brûlaient leur talent et cela suffisait bien . Il ecrit donc presque malgré lui tout en faisant ses etudes de medecine, pour gagner de l'argent toujours parce que son père a fait faillite, parce qu'il sont nombreux, parce qu'il porte sa famille à bout de bras . Il est comme ça Antocha, il avance sans jamais être sûr de lui, il obtient des succès mais n'en tire jamais aucune gloire , il a toujours autour de lui une cour de femmes, les voudrait toutes mais ne peut vraiment en choisir aucune ..On pourrait croire qu'il subit les evenements mais il arrondit les angles, depense toute son energie à remettre ses frères sur le droit chemin, nourrir sa famille,fuir des femmes extravagantes qui l'attirent pourtant et son ambition passe après. Il est aussi viscéralement épris de justice , il traverse la grande Russie pour rencontrer les prisonniers en exil à Sakhaline, il soigne gratuitement les moujiks des villages alentour , il aide les bibliothèques, les enseignants , la veuve et l'orphelin . Et puis il decouvre émerveillé l'Europe occidentale, l'Italie, l'Autriche, la France mais ne reste jamais trop longtemps loin de sa famille et il ecrit , persuadé que ses oeuvres seront bien vite oubliées .Il écrit son entourage, ses amis, les evenements qui le touchent et alors naissent La Mouette, La Cerisaie , Trois Soeurs , et avec ces pièces un genre nouveau pour le théâtre russe.
Virgil Tanase qui a mis en scène et traduit certaines de ces pièces a éclairé ce personnage à travers ces pages fouillées,senties, vivantes .Je les ai dévorées et je vais sans tarder relire La Mouette et les autres qui me touchaient déjà mais avec un oeil nouveau maintenant que j'en sais un peu, beaucoup, plus sur leur auteur qui disait : "je hais la violence et le mensonge sous toutes ses formes.Mon saint des saint c'est le corps humain, la santé, l'intelligence, le talent, l'inspiration,l'amour et la liberté la plus absolue."
10 juin 2008
jolie petite histoire
Aujourd'hui dans mon sac il y a ...
Quelquefois, on a de la chance, beaucoup de chance.Depuis quelque temps on se disait qu'on pourrait devenir nounou parce qu'on serait avec des tout petits , parce que ce serait bien d'être encore à la maison plutot que de courir les routes,parce que de toute façon notre activité d'avant s'arrête, parce qu'on serait là pour nos enfants aussi.Alors on suit une formation où l'on s'ennuie un peu, où l'on se demande parfois ce qu'on fait là parmi les chiffres , les calculs, les faites pas-ci- faites pas ça , on se dit qu'il doit forcement y autre chose derrière tout ça , sinon c'est pas la peine, il faut changer de voie.Et puis on met des annonces, on attend . La santé vous joue des tours et on met tout ça entre parenthèses et un jour, juste quand on se remet à y penser, quand tout va mieux , vous recevez un appel , comme si c'etait LE moment, et l'aventure commence. Vous oubliez tout ce qu'on vous a dit, vous ecoutez au creux de votre coeur la petite voix intèrieure qui chuchote parce que vous sentez bien qu'une petite vie entre dans la votre, avec ses larges yeux qui brillent , ses longs cils tout doux et de grands sourires et qu'elle n'en sortira pas. Cette petite fille a ensoleillé notre automne et notre hiver à tous les quatre avec sa douceur ,ses facéties et son intelligence, et ses parents sont devenus des amis.Aujourd'hui c'était sa dernière journée avec nous,et même si on sait qu'elle est là, tout près ,ça serre un peu le coeur mais je me dis que j'ai drôlement bien fait d'ecouter ma petite voix , oui, quelquefois on a vraiment beaucoup de chance....
taguée!
L'oursonne m' a taguée!!
* Attrape le livre le plus proche
* Va à la page 123 ( ou 23 pour un tout petit livre ! )
* Trouve la 5ème phrase
* Et recopie les 3 suivantes
* Tague 5 autres personnes
Dont acte :
"De grands bols de curry et de riz étaient déposés tout du long de la table, entre les dindes et le boeuf.Cela n'était que le premier plat.Venaient ensuite des steacks de boeuf,des pâtés de pigeons, et encore des currys et du riz ,des cailles et des ortolans, une véritable hécatombe, des fruits et des noix."
extrait de "le curry" de Lizzie Collingham, gentiment prêté par La Môme et que je commence ce soir!
je n'ai pas 5 personnes à taguer puisque vous l'êtes toutes ou presque déjà! mais si vous passez et que le coeur vous en dit....






















