Aujourd'hui dans mon sac il y a...untitled...Beaucoup d'entre vous l'ont déjà lu, les autres ont envie de le lire... Avant de l'ouvrir on sait des choses :On a lu qu' il s'agit D'Espagne ,de pays de soleil, de femmes,de rocaille et de poussière, de magie, de sorcellerie , de transmission, de mères et de filles ,puis d'une mère et ses filles, de ce qui s'echange entre elles secrètement depuis la nuit des temps et dans cette famille Carasco qui ne ressemble à aucune autre en particulier. On sait qu'on y parle autrement, que la réalité y est differente,  comme en  un conte, avec ses sorcières, son ogre, une enfant lumière, une autre qui donne la mort avec des baisers, et cette mère magnifique qui coud  le coeur, brode les âmes aux couleurs du jour et de l'espoir, ces faits extraordinaires qu'il faut accepter sans se poser de question . La langue de ces pages est un delice , un bijou , sa richesse poétique est à la hauteur de l'imaginaire déployé et il arrive en le lisant qu'on s'arrête pour relire et savourer à nouveau...Seulement voilà, la première moitié m'a emportée dans son univers sans retenue, eblouie par les mots , étourdie par la beauté des images, l'impatience d'en savoir davantage , et puis ce fut un peu trop peut-être, j'ai dû avoir un peu peur des ombres remuées ,  être un peu perdue dans cette profusion, entre richesse et noirceur,dans ce trop d'emotions,  avoir envie de m'attarder au bord du chemin de cette odyssée parfois inquiétante... La fin m'a reprise, cette dernière fille au si joli nom de Soledad brisera t'elle l'enchantement transmis depuis toujours pour mieux vivre finalement? Mais le charme s'était quelque peu rompu en chemin...Malgré tout c'est bien personnel et je me dis que je le relirai sûrement un jour ,que j'essaierai de saisir ce qui m'a échappé, que j'y retournerai chercher des phrases pour les gôuter à nouveau  parce  que j'admire profondement les mots de Carole Martinez qui sait si merveilleusement les coudre ,un à un, juste au bord du coeur...

Ici l'avis de Sylvie  plus brillant que le mien, celui de Bellesahi plus enflammé que le mien, et celui d'Aifelle plus enchanté que le mien...