24 août 2009
un siècle de novembre
Aujourd'hui dans mon sac il y a.....
....En 1918 , sur l'île de Vancouver, Charles Madden vit loin de la violence qui secoue une bonne partie du reste du monde.du monde . Il vit près de ses vergers et de la mer, une paisible vie de magistrat à la retraite,jusqu'à ce que la violence du monde le rattrape . Sa femme meurt de la grippe espagnole et son unique fils sur un champ de bataille dans les Flandres....Sa vie est desormais là-bas, au delà de l'ocean, dans ces endroits que son fils a traversé, ceux où il a peut-être été un peu heureux juste avant de partir mourir sur le front, ceux-là même qu'il lui decrivait dans sa dernière lettre. Alors Charles Madden traverse des villes fantômes, des paysages sous la neige, des campagnes encore vertes,des champs de bataille, il prend des trains, des bateaux, il recherche, retrouve, il va à la rencontre de son fils qui n'est plus là mais pas tout à fait parti non plus. Sur le chemin une jeune femme le devance,ils cherchent la même chose, il n'est plus si seul au monde...
C'est un beau personnage Charles Madden. Un sage .Un sage malheureux , infiniment. Les mots lui ressemblent , sobres et concentrés vers l'essentiel. L'amour d'un père pour son fils .
merci à Aifelle pour ce bout de novembre qui s'est si bien confondu à mon été...
19 août 2009
la semaine prochaine
Marc Lavoine - La Semaine Prochaine (Clip Officiel HQ)
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Aujourd'hui dans mon sac il y a cette chanson....encore et encore...une chanson pour un matin d'été , pour oublier que c'est bientôt la rentrée,une chanson pour chanter , gaie , légère, une chanson à rêver...
18 août 2009
la route des vacances
Aujourd'hui dans mon sac il y a...
C'est presque comme partir pour un autre monde . On grelotte dans le petit matin brumeux. Dans la voiture qui glisse sous le ciel bas on a gardé un pull. Les essuies glaces balaient une petite pluie , la radio n'est pas encourageante. Le soir semble lointain comme un rêve . On a un panier avec des brioches et des bonbons.On double des caravanes, des camping- cars, on s'amuse à regarder les immatriculations. Il faut decider les enfants à demi endormis à descendre sur les aires d'autoroute . On y croise d'autres enfants mal reveillés , leurs parents un café à la main . On les sent fébriles, vaguement impatients , entre deux mondes eux aussi.On reprend la route. On a acheté des magazines. Les kilomètres défilent. La pluie a fini par s'arrêter .Sur le compteur de la voiture les degrés montent doucement. La radio n'est toujours pas encourageante.Elle a raison. S'il y a des ralentissements il faudra bien faire avec .On écoute le cd des vacances. On regarde les panneaux et on est déjà ailleurs : "bienvenue sur les autoroutes du sud de la France ", Toulouse" , "Perpignan" ,"Lezignan-corbières" ,"Catalogne" en contrebas Carcassonne, le fort de Salses. Au loin on aperçoit les Pyrénées. Au moment du pique-nique on entendra les cigales, l'herbe sera sèche,on cherchera l'ombre , on dira "on est à 10 kms de la frontière" et on reprendra une gorgée d'eau fraîche.On touchera l'autre monde du bout du doigt. Et puis finalement on y est.on plonge dans un ciel bleu pur. Dans les rues les touristes deambulent en tenues légères.Ils mangent des glaces, sirotent des boissons colorées. Les rues sont animées, les boutiques vendent des articles de plage, des vêtement de soleil.On retrouve l'endroit tel qu'on l'avait laissé.Les palmiers, les pins parasols , le chemin de la crique. Le temps de monter les bagages et les enfants sont dans la piscine.Ce soir, à la nuit tombée, lorsqu'il sera déjà tard, on viendra nous aussi deambuler dans la foule tranquille de l'été, on frôlera des terrasses animées, des familles en vacances, on entendra des mots d'ailleurs, on reprendra des habitudes,on fera les boutiques sous les étoiles, on degustera un temps sans heures.Les pulls seront soigneusement rangés au fond des valises.Ce soir, on aura tout oublié de la pluie.
18 juillet 2009
la vie au ralenti
Aujourd'hui dans mon sac il y a...
la vie au ralenti .. Bientôt il y aura des routes sous le soleil , des cartes posatles, des dejeuners sur la terasse, l'impression d'être très loin, des endroits familiers, des bouts de mer emeraude, des jours qui durent longtemps , des matins sans horaires, des découvertes, des retrouvailles, des magasins de souvenirs et des souvenirs qui n'ont pas de prix...bientôt il y aura les vacances, mais déjà la vie est comme au ralenti ....
à très bientôt ......après...
30 juin 2009
taguée
Antigone m'a taguée elle même taguée par Leiloona taguée par Gio ..je m'execute de bonne grâce car je trouve l'exercice très joli ...La mission est la suivante :
Je dois associer une image aux propositions qui suivent.
1. Choses qui font battre le cœur
L'impatience, danser, esperer , aimer
2. Choses qui font naître un doux souvenir du passé
un parfum , une cour d'école, des souvenirs dans une boîte , de vieilles lettres...
3. Choses qui ont une grâce raffinée
un meuble ancien repeint de blanc , une robe fluide et bien coupée, un pas de danse , un chat
4. Choses qui gagnent à être peintes
les visages, les sourires, les regards
5. Choses qui donnent une impression de chaleur
une petite lampe allumée , une chaise longue sous un parasol , un manteau d'hiver...
6. Choses embarrassantes
devoir mentir ou se taire quand on voudrait parler , avoir parlé trop vite...
7. Choses qui emplissent l'âme de tristesse
le manque, la peur , la fin d'une belle journée..
8. Choses qui sont les plus belles du monde
regarder un enfant grandir , s'aimer encore longtemps après, un repas de famille ou d'amis , la jeunesse
9. Choses qui semblent pures
une eau claire , un bouquet de fleurs blanches, un ciel bleu uni , une page blanche
10. Choses que l'on a grande hâte de voir, ou d'entendre
des paysages très loin , une autre langue ...
11. Choses qui donnent confiance
l'amour, un sourire bienveillant, un mot gentil qu'on n' attendait pas...
12. Choses vénérables et précieuses
l'amour, la famille, les amis , les souvenirs
allez, j'invite BelleSahi, Aifelle et La Pyrénéenne à se confier.....
25 juin 2009
Soie
Aujourd'hui dans mon sac il y a....
.C'est à la fin d'un siècle
où le moindre voyage se transformait en périple , le train l'automobile n'en étaient qu'à leurs débuts , on s'ecrivait des lettres, on prenait des bateaux pour aller au bout du monde. le bout du monde d'Hervé Joncour sera le Japon où il ira chercher des vers à soie qu'il cultive ensuite avec succès. En france sa vie est douce , paisible, harmonieuse , au Japon il explore des terres inconnues . Il y a sa femme , les enfants qu'ils n'ont pas, un hôte japonais mysterieux comme un vieux sage, une femme dont il ne parle pas la langue , une lettre , des lettres. Voilà pour l'histoire mais il y a les mots, choisis avec précision ,jamais trop de mots mais doux et cinglants , qui effleurent , caressent et se font violents, cruels tour à tour, mais toujours avec une infinie délicatesse. SOIE est un roman japonais, il en a l'esprit, la preciosité, la poésie infinie et ce coeur sombre qui saigne entre les lignes. Soie m'a réconciliée avec Alessandro Barrico dont je n'avais pas aimé plus que ça Novecento... Soie, je crois bien même que je le relirai...
15 juin 2009
taguée!
Aujourd'hui dans mon sac il y a....
le tag de BelleSahi
1- Ecrire 8 souhaits
2– Dire à quoi font penser les 10 mots donnés
3 – Dire un mot sur sa tagueuse
4 – Taguer 8 personnes et les prévenir
Comme vous pourrez le constater j'ai choisi des souhaits à peu près à ma portée car il est bien evident que je mettrais au dessus de tout ça la faim dans le monde, le retour à une planète saine, le vaccin contre le cancer et autres calamités , la paix partout où c'est la guerre c'est à dire une bonne partie du globe au dessus de ma petite vie egoïste ou même d'un parfum Lutens, mais bon on n'est pas là pour enfoncer des portes ouvertes, c'est quasi peine perdue d'avance pour une bonne partie d'entre eux donc ça sapera le moral collectif et je m'en voudrais, et de temps en temps il est bon d'être egoïste.C 'est dit.
* que quelqu'un qui m'est très cher ait enfin, enfin, ce qu'il merite....
* que le temps s'arrête (sous entendu: je garde ceux que j'aime encore longtemps auprès de moi et je freine par là même occasion la multiplication des signes de l'âge qui avance sur ma petite personne)
* un voyage, deux voyages, trois voyages, des voyages avec ma tribu...
*vivre un jour au bord de la mer
* realiser enfin deux projets de longue date qui m'aideraient à me sentir un peu mieux dans ce monde et dans ma toute petite vie à moi.
*un chat...oui mais j'en fais quoi du matou si je fais tous ces voyages?
*revoir des amis qui sont très loin et très âgés avant qu'il ne soit trop tard...
* un parfum Lutens, ou deux ou trois ou quatre!
2. Message : mails...
Blog : partage
Prix : aïe aïe aïe !!!
Croix : calendrier
Scrap : albums photos
Création :necessaire
Bonheur :savourer
Vie : coeur battant
Enfant : tendresse
passion: vie
C'est cette chipie de BelleSahi qui m'a tagguée...BelleSahi tout le monde la connait, son blog fait partie de ceux qui m'ont donné envie de tenter l'aventure tout en m'intimidant par sa richesse et sa qualité... Elle poursuit sa jolie route avec toujours de nouveaux projets qui sont la continuité de sa passion pour la lecture et l'envie de la partager....
comme toutes celles qui passent regulièrement ici ont déjà repondu fort brillamment à ce tag je n'ai plus personne à tagguer! ouf!
12 juin 2009
poulet aux prunes
Aujourd'hui dans mon sac il y a...
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Il y a le grand oncle du Marjane, Nasser Ali Khan . Il y a l'Iran . Un amour perdu. Il y a un homme malheureux qui se refugie dans la musique. il y a son tar, le plus beau du pays. il y a un mariage sans amour . Des enfants qu'il ne comprend pas. . Mais une fille préférée. Il y a un homme que rien ne retient plus. L'encre noire de Marjane Satrapi dessine tout cela et tout ce qui n'est pas dit , avec son talent si singulier . La construction est inventive , habile , réussie . Ce n'est plus l'histoire d'un pays, c'est l'histoire d'un homme dans ce pays qui est peut-être mort d'amour , et de chagrin.
09 juin 2009
la chanson de Charles Quint
Aujourd'hui dans mon sac il y a....
...Des femmes , des amours, il en a eu. Beaucoup, d'après ce que l'on croit comprendre. Puis un jour il n'y en a plus eu qu'une. Une femme comme un soleil, comme s'il n'y avait jamais eu qu'elle, comme une evidence rencontrée. Mais la vie reprend parfois ce qu'elle a donné, la maladie l'emporta sur l'amour . Et le narrateur, Orsenna lui-même, se retrouve seul face à ses interrogations sur l'au-delà de la vie, se laisse emporter dans des questionnements qui le surprennent lui-même, mais qui ne toumentent pas que lui il pense à ce president dont il était le conseiller et que ces mêmes questions hantaient alors qu'il était lui-même dévoré par la maladie. L'Egypte ancienne, la science, la spiritualité,noyé dans son chagrin il cherche une bouée , un signe, un debut de début de reponse. Autour de lui la vie continue, un frère , ses enfants, des paysages aimés, la Bretagne.Ne reste qu'à rouvrir les yeux , revenir au monde et c'est le plus difficile ...
Ces questions appartiennent à tout le monde, nous avons tous un chagrin qui se niche dans les mêmes interrogations, la même attente d'un signe, la même incomprehension. Mais son histoire, son amour ne sont qu'à lui, et ses mots sont uniques pris dans un style ciselé, reflets d'une pensée qui se croit isolée dans sa douleur mais la partage finalement.
"Comment vous expliquer d'un mot vous qui ne l'avez pas connue? Comment la saluer au plus juste maintenant qu'elle n'est plus? Quel portrait d'elle puis-je toujours garder sur moi , que personne ne vole et pas même la vie qui passe?
J'ai cherché des ressemblances parmi les êtres humains, parmi les animaux et les plantes.Et je n'en ai pas trouvé.
J'ai dû regarder ailleurs.
J'ai dû lever très haut les yeux.
Cette femme était un soleil.
un soleil percé de deux yeux bleus."
04 juin 2009
une île
Aujourd'hui dans mon sac il y a...Une île.
Partir, quitter la terre. Glisser sur le bleu changeant, filer entre les ombres de nuages légères comme des plumes. Etre au loin, frôler l'horizon , s'approcher des voiles blanches , devancer la trainée d'ecume , survoler les vagues , le monde au dessous . Apercevoir des rivages, des maisons sous les pins, des ilots grands comme des mouchoirs de poche, rêver de solitude, de se défaire des pesanteurs de la terre . Accoster, être sur une île, pouvoir en faire le tour mais par mille chemins, sentir les pins .Etre ensemble . Des crabes sous les rochers, des galets dans les poches,des fleurs au bord des chemins, une chapelle au bord de l'eau . On se souvient d'y être déjà venus, d'années lointaines, d'autres souvenirs. Aujourd'hui on se dore sous la brise , on redecouvre ce que l'on connait déjà, on s'enchante à nouveau. On fait des projets de vacances, on se verrait bien tous, louer cette villa pour les vacances, ou celle-ci, ou encore cette autre -là. On imagine des soleils couchants, des après-midi de plage , des parties de pêche. On avait déjà dit ça la dernière fois . Les heures se coulent jusqu'au soir, reprendre le bateau, les voitures , revenir au monde , penser à demain. Il faut bien partir, mais on reviendra.








